A la veille des vacances, la saison touristique s’annonce bonne et les Européens sont apparemment bien décidés à partir.
Les Européens semblent reprendre goût aux vacances. Depuis le début de la crise, il y a 3 ans, ils l’avaient un peu perdu en raison de la baisse du pouvoir d’achat. Cet été, la tendance s’inverse, plusieurs indicateurs en témoignent. L’institut Ipsos, dans son baromètre annuel sur les vacances en Europe, le dit clairement : les Européens sont presque aussi nombreux à vouloir partir qu’avant la crise, soit 66%.
L’indicateur de la Commission européenne, le dernier eurobaromètre, va dans le même sens. Les Européens s’adaptent : ils partent moins longtemps et donc, les séjours d’une semaine progressent. Ils partent aussi en plusieurs fois, mais ils partent !
- Par exemple avec des voyages low cost (à petit prix) ?
A l’heure de boucler leur budget vacances, les Européens semblent faire preuve d’un certain optimisme. Ils prévoient de dépenser plus : 2.145 euros en moyenne selon l'institut Ipsos, soit 62 euros de plus que l’an dernier. D'abord parce que le pétrole est cher ; beaucoup envisagent de payer leurs prestations de vacances à des tarifs plus élevés.
Et puis, il faut relativiser : il s’agit d’une moyenne. Quand on regarde le détail, il y a de fortes disparités d’un pays à l’autre : en Allemagne et en Belgique, par exemple les vacanciers prévoient de dépenser 300 euros de plus que l’an dernier. En Espagne, mais surtout au Royaume-Uni, c’est l’inverse ; on va se serrer la ceinture. En France, d’après l’institut Ipsos, le budget des vacances va rester stable.
- Où partent les Européens ?
Le budget détermine la destination, mais cette année, le critère financier n’arrive qu’en troisième place lorsqu’il s’agit de faire un choix.
Les professionnels du tourisme européen en sont persuadés : l’actualité pèse fortement. En Egypte et en Tunisie, des destinations très prisées des Européens, les révolutions arabes ont effrayé les touristes. Ils désertent les plages tunisiennes de Djerba ou d’Hammamet, les souks et la casbah marocaine, les croisières sur le Nil, et ils optent pour des vacances plus casanières en Europe.
L’Italie, la Grèce, l’Espagne, mais aussi la France, sont des pays où les réservations explosent cet été. La saison touristique s’annonce exceptionnelle dans les stations balnéaires et les campings. De quoi mettre un peu de baume au cœur des dirigeants européens, obligés à des plans de rigueur drastique. Pour sauver l’euro, l’industrie touristique, qui sert de poumons à l’économie espagnole et grecque, sera peut-être leur planche de salut.