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1905-2005 : Bécassine fête ses 100 ans |
| Bécassine, c’est un peu notre histoire à tous. Une histoire qui remonte au début du siècle, à une époque où la France profonde se tapissait encore au fond de nos campagnes. Un pays plus rural qu’industriel, vivant au rythme des moissons ou celui des vendanges. Pays d'élevage, de bocages, de riches plaines céréalières mais où de nombreux journaliers en errance sociale trimaient sans compter pour un bol de soupe avant de dormir à la belle étoile ou dans l’étable les jours de pluie. Sans horloge et sans montre, ils connaissaient l’heure et savaient par avance le temps qu’il ferait le lendemain. |
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Présentation |
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Ringarde : adjectif, démodée et un peu ridicule. Nom commun, personne incapable de s'adapter à son époque, exemple : Quel ringard ! Personne bonne à rien. On pourrait ajouter dans le même style : cruche, naïve, sotte... Ou encore godiche pour désigner - par exemple - une de ces stars éphémères de nos lucarnes bleutées mais dont on peut penser qu'elle aurait fait bien pâle figure à la Belle Epoque, dans le salon de George Sand ou sous le siècle des Lumières... mais ne nous éloignons pas.
D'autant que cela n'a rien à voir avec celle dont on a fêté en 2005 le centenaire : Bécassine, l'unique, la seule, la vraie, la petite bonne à tout faire, venue probablement dans un wagon de IIIème classe de sa Bretagne natale pour se mettre au service d'une bourgeoise parisienne parce que là-bas, au village, du côté de Clocher-les-Bécasses, l'ouvrage ne court pas les rues et la misère est rude. Alors le mieux, bien sûr, pour celles qui le peuvent, c'est de se placer auprès d'une de ces Dames de la ville, si élégantes, si bien élevées et qui ont tant et tant de choses à vous apprendre. Par exemple, à lever le petit doigt, à l'heure du thé ou à engloutir un petit four sans en postillonner la moindre miette sur le tapis du salon. Des choses indispensables, en somme...
En fait, Bécassine, c’est un peu notre histoire à tous. Une histoire qui remonte au début du siècle, à une époque où la France profonde se tapissait encore au fond de nos campagnes. Un pays plus rural qu’industriel, vivant au rythme des moissons ou celui des vendanges. Pays d'élevage, de bocages, de riches plaines céréalières mais ou de nombreux journaliers en errance sociale trimaient sans compter pour un bol de soupe avant de dormir à la belle étoile ou dans l’étable les jours de pluie. Sans horloge et sans montre, ils connaissaient l’heure et savaient par avance le temps qu’il ferait le lendemain.
C’est tout cela qui fait de Bécassine, quelqu’un que nous avons tous connue il y a de cela longtemps mais pas au point de l’avoir oubliée complètement. Aussi vrai que sous nos souliers de ville, il reste encore un peu de cette terre qui fait lever les blés.
Gérard Conreur |
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