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mercredi 8 février
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Un an à Hikkaduwa
 

Hikkaduwa

Station balnéaire du Sri Lanka : au moins 1 600 morts et 10 000 familles déplacées.

Depuis le tsunami du 26 décembre 2004, nous suivons l'évolution decette ville touristique située à 100 km au sud de la capitale Colombo. Une région particulièrement touchée où le train du sud avait été balayé par la vague.

Comment revit-elle après un tel drame ?

Reportages dans les camps, les maisons, les écoles, au port, au marché
ou sur la plage...

décembre 2004

Tourisme

Le charme passé d'Hikkaduwa

Le charme passé d'Hikkaduwa

Sri Lanka comptait environ 19.000 touristes étrangers au moment où est survenu le tsunami. Parmi eux, Michel Mégevent, 35 ans. Diplômé de typographie, ce franco-suisse résidant à Genève a découvert Hikkaduwa un peu par hasard, lors d’un voyage en Inde et à Sri Lanka il y a 15 ans. "C’est un Cingalais rencontré dans l’avion qui m’a dit : quand on arrive, je te prends avec moi et je te déposerai dans un village sympa", se souvient-il. Depuis, Michel est retourné neuf fois en Asie, dont plusieurs fois sur ces côtes, à 17 km de Galle et 99 km de Colombo, sur la côte sud ouest de l'île. Lorsqu’il y a posé ses valises, le 11 décembre 2004, accompagné de sa conjointe, il ne se doutait pas qu’ils allaient être les témoins d’une des plus grandes tragédies de ce siècle.

A noter que celui qui s'est longuement entretenu avec nous a raconté son histoire en ligne.

Une ville hors du temps

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Très prisé des surfeurs et des amateurs de plongée, Hikkaduwa avait selon Michel Mégevent tout gardé de son authenticité. Il raconte l'avant tsunami à Cécile Mimaut...

copyright: Michel Mégevent

Le tsunami

Le tsunami

Au lendemain d'un Noël tropical, souvent en maillot de bain, Hikkaduwa se réveille doucement, notamment à son marché, à l'entrée de la ville, et à la plage, où les surfeurs commencent à taquiner les vagues. C'est à partir de 9h que "ce matin là" entre dans l'Histoire...

Deux minutes pour se sauver

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Michel Mégevent était à la plage avec son amie dès 9 heures du matin. Et puis... Son récit avec Cécile Mimaut...

« C'est incroyable ! »

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Le matin du tsunami, Olivier, 36 ans, était avec sa femme, son fils et un autre ami surfeur. Originaire d'Hourtin et habitué du spot d’Hikkatuwa depuis 18 ans, il raconte...

copyright: Michel Mégevent

Quand le paradis devient un enfer

Quand le paradis devient un enfer

Françoise est une inconditionnelle d'Hikkaduwa. Cette Toulousaine avait ses habitudes au Lion's Paradise, une institution qui a accueilli des générations de routards. Heureusement, elle venait de changer de chambre, un peu plus en retrait de la mer...

« Au début, ça m'a fait rire !»

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Cela faisait 9 fois que Françoise venait dans une guest house bordée d’un jardin, en face d’un spot de surf. Elle se souvient de ce matin là, au micro d'Eric Chaverou...

copyright: Eric Chaverou

L'après tsunami et la nuit au temple

L'après tsunami et la nuit au temple

Très vite, tous les étrangers ne pensent qu'à une chose : partir. Mais l'exode vers l'aéroport de Colombo est compliqué par une route côtière souvent coupée. Dans un climat d'incompréhension, de rumeurs et de manque d'informations, chacun tente de s'organiser et récupère ce qu'il peut avant quelques pillages, vite jugulés par les locaux. A l'intérieur des terres, les temples, majoritairement bouddhistes à Hikkaduwa, ouvrent leurs portes aux sinistrés.

Ambiance et nuit au temple

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Interrogé par Cécile Mimaut, Michel Mégevent évoque l'après-midi du dimanche puis la nuit avec sa compagne dans un temple...

copyright: Michel Mégevent

Le jour d'après

Le jour d'après

Le lundi 27 à l'aube, les hommes sont retournés en ville pour presque découvrir ce qui s’y était passé et faire un premier bilan. Des marques sur les façades indiquent la hauteur de l’eau et sa progression, par endroit jusqu'à plus de deux kilomètres de la côte ! Une vision d’apocalypse attend souvent touristes et habitants, avec des dizaines de morts et de blessés, des milliers de maisons pulvérisées et quantité de chalutiers entiers déplacés ou éclatés.

Le lendemain au matin

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Michel Mégevent raconte à Cécile Mimaut comment Hikkaduwa s'est réveillé après le tsunami...

copyright: Michel Mégevent

Dans l'avion du retour

Dans l'avion du retour

Face à un bilan qui évolue constamment, les pays aux plus importants contingents de touristes essayent d'organiser au mieux des rapatriements. L'aéroport de Colombo devient une plaque tournante où commence aussi à atterrir les premières aides des ONG.

« Un bordel total »

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Le 29 décembre, Michel Mégevent et sa compagne arrivent à Colombo. Leur retour par un avion français ne sera pas simple ! Propos recueillis par Cécile Mimaut...

copyright: Michel Mégevent

Déclics

Aggrippés à un poteau électrique

Aggrippés à un poteau électrique

Le dimanche, vers 10h, trois villageois échappent comme ils peuvent à l'assaut de la deuxième vague...

copyright: Michel Mégevent

La route côtière éventrée

La route côtière éventrée

A quelques mètres de l'hôtel de luxe d'Hikkaduwa, le Corral Garden, nous sommes à l'entrée de la zone hypertouristique. La plage est en contrebas, plus étroite que partout ailleurs. Et il ne reste plus grand chose des petites boutiques de colliers, tuniques ou souvenirs autrefois amassées de part et d'autre de la route.

copyright: Michel Mégevent

Une voiture propulsée dans l'intérieur des terres

Une voiture propulsée dans l'intérieur des terres

Souvent, la jungle apparaît très vite en retrait de la route et de la côte. Même si elle a freiné leur progression, on y retrouve des traces impressionnantes de la furie des vagues. Avec parfois des bouts de bateau jusque deux kilomètres dans la masse des palmiers et des marais.

copyright: Michel Mégevent

L'accueil des étrangers à Colombo

L'accueil des étrangers à Colombo

Le mardi 28 en fin d'après-midi, Michel Mégevent se retrouve en drôle de transit avec des dizaines de touristes dans un Centre de conférences internationales de la capitale.

copyright: Michel Mégevent

janvier 2005

Reconstruction

Les besoins

Les besoins

Des paysages comme bombardés au napalm, brûlés par la mer, des monceaux de débris pour autant de vies brisées, arriver à Hikkaduwa, même un mois après la catastrophe, reste un choc. Lentement, les bulldozers et les pelleteuses prennent le dessus, avec une aide internationale souvent mal coordonnée. Enfin, pendant que le nettoyage s’accélère et que les travaux s’enchaînent, encouragés dans le centre ville par le moteur touristique, Hikkaduwa attend la réalisation des promesses du gouvernement, comme l’annulation des dernières factures d’électricité, de téléphone et d’eau pour les maisons détruites et des facilités de prêt pour reconstruire. Les plus touchés par le drame vivent eux encore dans des temples ou des camps.

Des abris en priorité

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Le Préfet de la région, Madame K. Piyarathne, fait le bilan des besoins actuels...

copyright: Eric Chaverou / RF

La loi des 100 mètres

La loi des 100 mètres

Sur la côte, où se concentre l’essentiel de l’économie locale, commerçants et habitants s’interrogent surtout sur l’application des 100 mètres inconstructibles depuis la mer. Près d’une dizaine de matelas qui peinent à sécher, le responsable d’un des premiers Bed and Breakfast de la ville montre un article du journal du jour sur cette limite qui serait désormais imposée par le gouvernement. En attendant d’en savoir plus, D.S.W. Jayawarda, qui reçoit depuis 1968 majoritairement des Scandinaves, préfère ranger sans reconstruire, estimant les dégâts dans ses 18 chambres à 72.000 euros. D’autres, comme à l’Hikkaduwa Beach Hotel, nettoient et guettent leur assureur. Enfin, il y a ceux comme Prema et sa boutique de tunique à 20m de l’eau, qui rebâtissent au plus vite pour reprendre des affaires intimement liées à la mer.

L'avis à la population

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L'un des 50 policiers d'Hikkaduwa, l'officier Rohana, explique comment les habitants ont été informés (19/01)...

Ouvrir au plus vite

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Prema explique pourquoi elle reconstruit aussi rapidement et comme avant, à 20 mètres de la mer...

copyright: Eric Chaverou / RF

La crainte de la police et des fantômes

La crainte de la police et des fantômes

Toujours un œil sur son fils de 3 ans, Nimalee aimerait beaucoup ne plus vivre près de la mer et ne plus en avoir très peur. Mais comme des centaines de voisins aux maisons rasées par les flots, elle explique ne pas avoir le choix. Cette jeune mère de famille de 20 ans confie aussi sa crainte de la police qui est déjà passée par là vérifier le respect de la nouvelle limite de 100 mètres inconstructibles pour les habitations. Nimalee et sa petite famille ont de la chance : grâce à une des rares initiatives solidaires des habitants, ils vivent désormais dans une bicoque sans eau ni électricité ! D'autres appréhendent aussi la présence des esprits des morts, en particulier la nuit.

La crainte des fantômes

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Certains sinistrés se réfugient parfois la nuit dans la jungle pour s'éloigner de la mer et des esprits. Au milieu des ruines de sa maison, Priyani nous a confié ses angoisses...

copyright: Eric Chaverou / RF

L'humour de ceux qui n'ont plus rien

L'humour de ceux qui n'ont plus rien

Il y a souvent du fatalisme, comme de la résignation, dans les yeux et les attitudes de ceux qui ont tant souffert ici. La peine est presque toujours profondément contenue. Et finalement, malgré encore des paysages apocalyptiques, la vie continue. La perte de proches ou de son intimité n'empêchent pas du coup des sourires qui troublent l'étranger.

Sourire malgré tout

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Rescapée française et habituée d'Hikkaduwa, Françoise a été marquée par la bonne humeur à toute épreuve de beaucoup d'habitants sinistrés...

copyright: Eric Chaverou / RF

Aide

L'aide française

L'aide française

Le 19 janvier, lors de son premier passage à Mitiyagoda, tout près du train balayé par les flots, l'ambassadeur de France à Sri Lanka nous a glissé quelques mots en exclusivité sur la situation et l'attitude des habitants. Rien en revanche à propos de l'aide française dans la région comme dans le reste du pays. Ce serait au Quai d'Orsay de nous répondre. Dans Hikkaduwa, plusieurs Français regrettent ce manque de transparence et surtout, comme les responsables de l'association Green Hope, s'insurgent contre l'absence d'une aide de Paris.

L'ambassadeur

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« Les Sri Lankais sont extrêmement courageux », nous a confié Jean-Bernard de Vaivre, ambassadeur de France à Sri Lanka...

'On attend toujours !'

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Jacques Quentin raconte comment avec Pierre Layac il a aidé sur place. Constat et regrets de n'avoir reçu aucun soutien…

copyright: Eric Chaverou / RF

Y aller !

Y aller !

Le choix d'Alison Thompson est assez représentatif de nombreux jeunes qui n'ont pas choisi les ONG ou d'autres structures pour venir aider. Cette Australienne, qui vit à New York depuis 15 ans, a rapidement quitté son nid douillet pour Mitiyagoda, juste avant Hikkaduwa. Avec d'autres jeunes des 4 coins du monde, Alison soigne et surtout réconforte des habitants traumatisés par la catastrophe toute proche d'un train dans lequel sont mortes 1500 personnes. Elle n’arrive plus désormais à quitter ceux qu'elle secourt et pense rester au moins un mois ou deux. Le Professeur Alain Farah, de la faculté de médecine de Paris, a rejoint Alison quelques jours pour l'ONG Pélikan. Selon lui, au-delà de soins maintenant légers, les dommages sont psychologiques.

« Il n'y a pas besoin d'outils ! »

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Alison raconte son périple, d'une télé dans un appartement chic à un dispensaire de fortune qu'elle tient presque seule (16/01)…

Traumatisme psychologique

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Selon le Professeur Farah, il est « très important et ignoré »...

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Avant tout de petites initiatives

Avant tout de petites initiatives

A l'entrée d'Hikkaduwa, quelques maisons en bois sont le meilleur symbole d'une aide locale. C'est monsieur Kean, un professeur d'anglais du quartier, qui est à l'origine de tout. Rapidement après la catastrophe, il a noté très précisément l'ampleur des dégâts et des besoins. Aidé par l'appel aux dons d'une voisine allemande installée sur place, il a lancé un petit programme de reconstruction en faisant travailler les locaux. Objectif : construire une quarantaine de nouveaux toits pour ceux qui ont tout perdu, même si la loi des 100 mètres n'est pas complètement respectée et que la mousson en mai risque d'endommager ces frêles habitations.

D'abord des initiatives locales

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Toulousaine fidèle à Hikkaduwa depuis près de 10 ans, Françoise est restée sur place aider et n'a presque vu aucun secours d'urgence étranger ou gouvernemental (18/01)...

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La solidarité des surfeurs

La solidarité des surfeurs

Olivier Tritsch arbore fièrement un t-shirt "Reconstruire Sri Lanka" qu’il vient de faire faire en collaboration avec son club du Pin Sec, dans le Médoc, au profit des victimes du tsunami. Ce surfeur passionné a découvert Hikkaduwa il y a 18 ans et en a fait sa résidence d’hiver. Il explique qu'avec son « meilleur ami Kithsiri, et des amis comme Sumith que je connais depuis des années, on a vécu des moments intenses ensemble, et puis ces moments qui sont un peu durs à vivre, on les partage aussi. » Dès les premiers jours, ces surfeurs ont donc nettoyé une partie de la grand rue et évité les pillages en s’y installant bâton à la main. Puis, Olivier et ses amis ont remonté deux écoles et un collège et sont partis dans l’est, à Arugam Bay, distribuer 400 litres d’eau et des dizaines de sets de cuisine parce qu’« y faut du terrain ».

Un esprit commun

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Fidèle aux vagues d'Hikkaduwa depuis près de 20 ans, Olivier Tritsch évoque la réaction de ses camarades au tsunami...

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Des GI's et leur matériel lourd à la rescousse

Des GI's et leur matériel lourd à la rescousse

A partir du 4 janvier, des soldats américains sont arrivés à Hikkaduwa, essentiellement pour réparer les routes et grosses infrastructures ou distribuer de l'eau potable, relayant ainsi le travail de troupes autrichiennes. Ces 260 hommes de l'Us Army, dont 110 ingénieurs, ont installé leur quartier général dans le plus grand hôtel de la ville, le Corral Garden. Arrivés pour la plupart d'une base japonaise et travaillant en collaboration avec les autorités sri lankaises, ils devraient quitter le pays début février.

Eviter la dépendance

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Officier de presse des troupes stationnées à Hikkaduwa, le Capitaine Chung explique dans quel esprit elles se sont déployées...

copyright: Eric Chaverou / RF

Enfants

Dessiner pour mieux parler

Dessiner pour mieux parler

Dans les écoles qui ont pu réouvrir tant bien que mal, les enfants dessinent beaucoup. Encouragés par leurs professeurs ou non, ils tracent en quelques secondes les vagues et leur ballet macabre. Le contraste entre leurs quelques rares confidences sur la catastrophe et les peintures presque automatiques qu'ils livrent au tableau ou sur leurs cahiers est saisissant. Comme souvent dans de telles situations de choc psychologique, les récits n'acquièrent plus de relief que par un crayon ou une craie. Avec toutefois, un nouveau mot, récurrent, en lettres capitales et qu'ils se seraient passer d'apprendre de la sorte : TSUNAMI.

Loin de la classe

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« Ils n'ont pas la tête à étudier », explique T. W. Kudahettty, enseignante d'anglais à Telwattha, au nord d'Hikkaduwa, au sujet d'enfants âgés de 5 à 16 ans...

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Du sport pour revivre

Du sport pour revivre

Selon le Professeur Farah, de la faculté de médecine de Paris et bénévole de l’ONG Pélikan, « il y a de façon très certaine et beaucoup plus importante qu’on ne pense un traumatisme psychologique complètement ignoré ». Illustration : la « somatisation » d’une adolescente de 15 ans qui après examens n’avait « aucun trouble objectif et tout s’est passé avec l’administration d’un tranquillisant mineur, qui a rétabli le sommeil et ce matin, elle allait bien ». Ces angoisses, cauchemars et autres réactions post traumatique inquiètent les médecins et les infirmières mais aussi nombre de bénévoles, comme Nowthage, un jeune Belge, pour qui « ils ont besoin maintenant de parler, de jouer et de sourire ». De faire du sport ajoutent enfin Pierre et Quentin, de l'association Green Hope, qui croient beaucoup en cette thérapie collective. Comme par exemple ici, à Telwattha, à l'entrée d'Hikkaduwa, où la plupart des enfants de l'école primaire ont perdu leurs maisons et souvent des proches.

Se retrouver par le sport

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Jacques Quentin explique comment l'association Green Hope aide les enfants, y compris par le cricket, sport national à Sri Lanka...

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Toujours la joie de chanter

Toujours la joie de chanter

Une chanson douce

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A 11 ans, Yissida a perdu sa maison et vit depuis un mois dans un grand temple bouddhiste à l'entrée d'Hikkiduwa. Elle chante le soleil et la lune malgré tout...

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Adopter ou parrainer ?

Adopter ou parrainer ?

Peu de temps après le tsunami, alors que des milliers d'enfants se retrouvaient orphelins, l'Unicef et des associations ont signalé quelques cas de trafics d'enfants à Sri Lanka, en Thaïlande ou en Indonésie. En France, les organismes d'adoption ont reçu quelques demandes mais les autorités et les ONG ont tout de suite mis le holà. L'adoption n'est pas la solution. Il vaut mieux regrouper les enfants dans des centres de protection infantile dans leur pays d'origine. C'est dans cet esprit qu'un collectif d'associations "Asie Enfants isolés" a été créé par le ministère de la Santé français.

Parrainer un enfant

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Le parrainage est privilégié. Explications de Jacques Durand, d'Espoir sans frontières, à partir de l'exemple de 98 fiches établies à Telwattha...

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Pêche

Nous ignorons ce que nous allons devenir

Nous ignorons ce que nous allons devenir

Dans le principal port d’Hikkaduwa, l’image est sans commentaires. N. K. Nandasena montre sur la digue au loin un de ses deux bateaux fiché là comme un vulgaire cabas. Responsable des propriétaires locaux, qui restent toujours à quai selon la tradition, il estime qu’environ seulement une vingtaine d’embarcations a pu s’en sortir. Souvent sauvés de la furie de la mer par la pleine lune du 26 décembre, qui selon le rite bouddhiste les empêche de travailler, les pêcheurs ont en effet perdu la majorité de leurs embarcations et outils de travail. Alors que quelques touristes ont décidé de les financer, le gouvernement n'a pas encore répondu concrètement à des pêcheurs qui en attendent beaucoup.

Et après ?

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Confidence dans le port d'Hikkaduwa de Premalal, 41 ans, qui pêche depuis 25 ans...

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Repêcher par tournées

Repêcher par tournées

Un mois après la catastrophe, les pêcheurs repartent en mer à 15 au lieu de 10 et organisent des tournées pour pouvoir au maximum retravailler. Mais sur 2000 pêcheurs, ils ne sont qu’une centaine à gagner plus de trois fois moins par jour, quand leurs collègues scient, rabotent ou clouent des semi épaves.

Le coût des bateaux

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Réponse de Jacques Quentin, co responsable de l'association Green Hope qui a décidé d'acheter des bateaux de pêche pour relancer l'économie locale et financer des écoles (19/01)...

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Six mois avant de manifester

Six mois avant de manifester

Les propriétaires affichent une grande confiance dans les promesses gouvernementales de refinancer l’intégralité des embarcations du pays (plus de 200 à Hikkaduwa et le double avec le district). Les pêcheurs moins, et sont plutôt ravis des initiatives des touristes ou d’associations qui permettent de réparer ou de racheter dès maintenant. Restent d’innombrables installations indispensables détruites, comme les chambres froides ou les chaînes de conditionnement, mais aussi pour les bonnes volontés étrangères à prendre compte la hiérarchie spécifique d’une pêche longtemps migratoire car liée au climat. Les armateurs locaux envisagent six mois pour entamer un retour à la normale et si le gouvernement ne suit pas, manifester.

Un domaine très sensible

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Analyse de Philippe Fabry, éditeur français installé à Sri Lanka depuis 8 ans. Ce spécialiste de l'île met en garde au sujet d'un modèle longtemps migratoire...

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Du poisson sans risques pour la consommation

Du poisson sans risques pour la consommation

Le marché aux poissons d’Hikkaduwa a commencé depuis une heure, à l’aube, et ils ne sont qu’une dizaine de vendeurs contre un millier habituellement. « Cinq roupies, cinq roupies, pas cher ! » s’époumone un des vendeurs de sardines et maquereaux. Face à lui, grossiste, Ajith Ananda explique que c’est la moitié d’avant le tsunami et que la vente a seulement repris il y a dix jours, à 4 roupies pour ces petits poissons. Raja Mahindasiri, lui aussi grossiste, affirme qu’il ne peut acheter en ce moment que 10 kilos par jour contre 150 avant.

Pas de conséquences officiellement

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Aucun problème affirme Sepalika C. Jayamanne, directrice générale de l'agence nationale des ressources et recherches aquatique (NARA) (20/01)...

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Tourisme

Des touristes militants

Des touristes militants

« Ils ont besoin de nous » clame Barbara, une touriste Suisse allemande, à propos des Sri Lankais. Avec son mari et des proches, elle a maintenu son séjour à Hikkaduwa prévu début décembre mais l'a réorganisé en sollicitant ses amis, collègues et proches pour aider au mieux en arrivant sur place. Déjà sur place au moment du drame ou venus exprès ou malgré tout, beaucoup de touristes ont changé l'optique de leur voyage.

Un autre séjour

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Barbara explique comment elle a refait ses valises avant de partir et pourquoi...

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Et sous l'eau ?

Et sous l'eau ?

Dans son laboratoire de la banlieue de Colombo, en partie détruit par les vagues !, le responsable du programme national de recherche sur le corail fait un premier bilan. Six endroits ont été analysés, essentiellement au sud et au sud ouest du pays et en bord de mer. Là, les dommages ont parfois été importants mais de façon fragmentaire et sur des surfaces restreintes. En revanche, sur la côte est, non seulement il y a eu de graves destructions mais à grande échelle. Un retour à la normale sera d’autant plus long que la plupart de ces récifs se remettaient des conséquences dramatiques du réchauffement des eaux généré par El Nino en 1998. Selon Arjan Rajasuriya, qui est aussi correspondant sri lankais du réseau mondial d’observation des coraux, il faudrait normalement encore attendre 10 ou 15 ans avant que l’on ne retrouve les fonds marins d’avant ces deux catastrophes ! Et de rappeler enfin que l’homme n’arrange vraiment rien avec à certains endroits, comme Hikkaduwa, d’importants rejets polluants, des filets à langoustes destructeurs ou de la pêche à la dynamite !

Replonger dans quels fonds ?

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Réponse de Chami Sembalcuttia, propriétaire du Club Poséidon, la référence à Hikkaduwa et Sri Lanka (18/01)...

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Vers du tourisme durable ?

Vers du tourisme durable ?

En visite dans le pays pour faire un état des lieux, le directeur de l’office de tourisme de Sri Lanka en France, Dileep Mudadeniya, rappelle d’abord que depuis le 16 janvier les tours opérateurs peuvent revenir et il évoque la menace d’ « un second tsunami, économique ». Selon lui, des aides devraient favoriser le tourisme et les hôtels auront des dérogations pour reconstruire. A propos d’Hikkaduwa, il explique que « cette ville a été construite en deux semaines, avec des petits bâtiments. C’était pas bien planifié au départ. Notre but, c’est maintenant d’y faire du tourisme durable car nous voulons transformer Sri Lanka en destination haut de gamme. »

Revoir le plan d’urbanisation

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« Aujourd'hui, on pense au tourisme durable » affirme le directeur de l'Office de tourisme de Sri Lanka en France, Dileep Mudadeniya...

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'Sri Lanka, une terre comme aucune autre'

'Sri Lanka, une terre comme aucune autre'

Tel sera le slogan en France, en mai prochain, d'une campagne publicitaire pour Sri Lanka. Campagne inchangée malgré le tsunami et appuyée dès le mois prochain d'un événement médiatico marketing.

La publicité malgré tout

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Explication de Dileep Mudadeniya, directeur de l'Office de tourisme de Sri Lanka en France, mais aussi pour le Benelux et l'Europe du sud...

copyright: Eric Chaverou / RF

Déclics

Le train de la mort

Le train de la mort

Peu avant l'entrée d'Hikkaduwa, à Mitiyagoda, l'endroit est devenu un monument du tsunami. De partout dans le pays, on vient voir de ses yeux vu ces wagons qui ont transporté dans l'au-delà 1.300 personnes. Chacun cherche à comprendre comment cette tôle broyée par la déferlante et depuis remise sur les rails a pu se transformer en un cimetière si symbolique. Quelques touristes ont aussi fait le détour. A découvrir l'afflux grandissant et parfois malsain au milieu de traces de tant de vies passées, on craint le pire : des visites organisées, avec pause photo chronométrée, finissant dans des échoppes de souvenirs spécialisés...

copyright: Eric Chaverou / RF

Aide toi, le ciel t'aidera

Aide toi, le ciel t'aidera

A Mitiyagoda, à quelques mètres du train de la mort, le Croissant Rouge et d'autres organisations sri lankaises tentent chaque jour de distribuer à manger et le minimum pour dormir ou s'abriter. Un Bouddha sauvé des eaux veille.

copyright: Eric Chaverou / RF

Les enfants et les soldats

Les enfants et les soldats

Les enfants se réjouissent du passage des soldats, en particulier américains. Ils découvrent souvent avec enchantement leurs uniformes et leur matériel, camion citerne ou jeep. Les GI'S, en tout cas devant les journalistes, se font un plaisir de parler et de jouer avec eux.

copyright: Eric Chaverou / RF

La vente des poissons reprend lentement

La vente des poissons reprend lentement

Bien sûr, il y a encore quelques craintes d’un poisson avarié ou contaminé, voire hanté par les esprits des cadavres emportés par la mer. Mais selon Ajith, un grossiste, ces réticences viennent essentiellement de l’intérieur des terres, car sur les côtes, on a confiance dans ce qui constitue un des piliers de l’économie locale depuis des siècles. Quant aux touristes, prudents mais sans excès, ils sont de toutes façons désormais trop peu nombreux pour influencer quoi que ce soit...

copyright: Eric Chaverou / RF

Des avions vides

Des avions vides

Au départ de Paris pour Colombo, le gros porteur de la compagnie nationale est à plus des 2/3 vide. Avec un grand nombre d'humanitaires dans les rangs. Avant de pouvoir un peu se disperser, les passagers sont regroupés à l'arrière d'un appareil qui apparaît d'autant plus désert.

copyright: Eric Chaverou / RF

avril 2005

Reconstruction

La route de la désolation

La route de la désolation

Si cela peut surprendre, la ville d'Hikkaduwa n'a pas beaucoup changé depuis notre précédent voyage. En arrivant de la capitale, Colombo, au nord, l'entrée de cette petite ville est terrifiante. Côté mer, à droite, des maisons détruites à perte de vue, des bateaux échoués, des cocotiers penchés vers un Océan indien bleu turquoise impassible, et côté jungle, à gauche, des rangées interminables de tentes gracieusement mises en place par des ONG côtoient quelques chantiers trop rares de maisons en construction. Dans ce décor, les Sri Lankais risquent bien de perdre leur sourire légendaire, image de marque du tourisme sur l'île.

Nouvel an dans les ruines

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Reportage de Célia Quilleret (France Culture le 26 avril) et explications d'Eric Meyer, chercheur à l'Institut national des langues et civilisations orientales...

Une ambiance particulière

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Alors que la plupart des femmes et des enfants sont au temple ce soir de nouvel an, le 11 avril, certains hommes chantent et jouent de la musique sur la plage...

copyright: Célia Quilleret / RF

5000 roupies par mois !

5000 roupies par mois !

Sur les décombres de sa maison en front de mer, Lakmina est révolté. Le jour du drame, la mère de ce jeune prof d'anglais est morte et sa maison a été totalement détruite. Il reçoit donc 5000 roupies par mois pour vivre avec toute sa famille. L'équivalent d'un salaire moyen au Sri Lanka ou de 40 euros ! Lakmina loue une petite maison de fortune, mais cette somme et son salaire de professeur d'anglais ne suffisent pas pour reconstruire une maison. En outre, Lakmina, comme beaucoup de sinistrés, habitait au bord de l'Océan. Il ne touchera donc aucune aide d'Etat pour sa maison, sauf s'il se décide à habiter à plus de 100 mètres de la plage. Sauf qu'il n'a pas d'argent pour acheter un nouveau terrain...

A l'aide !

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La détresse de ce jeune professeur d'anglais sinistré qui habite tout près de Galle...

copyright: Célia Quilleret / RF

Les courses du nouvel an

Les courses du nouvel an

Nous sommes le 12 avril. Dans les rues de la ville de Galle, les bouddhistes et les hindous font leurs dernières courses pour préparer les fêtes du nouvel an. Mais il fait 35°C. Une chaleur accablante la journée, des pluies le soir. C'est le début de la mousson et beaucoup de sinistrés vivent toujours sous les tentes. Ils ne sont pas d'humeur à faire des courses. Selon la tradition, les femmes sont tenues d'acheter un sarong pour leur mari, ce vêtement madras qu'ils nouent autour de leur taille. Certains magasins retrouvent donc leur couleur, mais l'esprit de fête n'est pas là...

Des sarongs en cadeau

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Cette jeune cliente achète un sarong pour son mari, mais la fête a un goût amer...

Chute des ventes

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Le patron du magasin Thowfeek, à Galle, constate que les Sri Lankais ont peur de venir faire leurs courses près de la mer...

copyright: Célia Quilleret / RF

Aide

Une grande précarité

Une grande précarité

Face à l'inaction du gouvernement, les ONG et les petites associations prennent leur courage à deux mains pour essayer tant bien que mal de reconstruire des maisons, des écoles, des bateaux. Les sinistrés attendent désespérement que quelque chose arrive, sur le pas de la porte ou de leur toile de tente. Cette jeune femme occupe avec ses deux filles et son mari une petite cabane en bois, tout près de l'endroit ou le train reliant Colombo à Matara, au sud, s'est renversé.

L'attente

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Comme plusieurs milliers de sinistrés, cette jeune maman habite dans cette toute petite cabane avec sa famille...

copyright: Célia Quilleret / RF

Le deuil, toujours

Le deuil, toujours

Entre gravats, tentes, et fondations de maisons, les gens errent, tournent en rond et se perdent. Cela fait maintenant quatre mois que cet homme déambule quotidiennement le long de la ligne de chemin de fer, autour des décombres du train, les photos de ces trois filles tenues fermement dans ses mains. Son regard peine à se fixer. Elles sont mortes pendant le tsunami, sa maison n'existe plus, son bateau de pêche non plus. Aujourd'hui, il n'est plus rien.

La détresse d'un homme

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Cet homme qui erre depuis le drame près du train qui s'est renversé a perdu ses trois filles dans le drame...

copyright: Célia Quilleret / RF

20 maisons par ci, 20 maisons par là...

20 maisons par ci, 20 maisons par là...

Pour que les 5568 familles d'Hikkaduwa qui avaient une maison en bord de mer retrouvent un jour un toit, certaines ONG ou associations se serrent les coudes pour reconstruire chacune une poignée de maisons. C'est le cas de "Incontro fra i populi", une ONG italienne qui a commencé à construire 25 maisons à Wellawata, un secteur où 70 familles ont été privées de toit. Dans le même esprit, d'autres organisations, comme l'anglaise Build Aid, ou le Galle project sont présentes à Hikkaduwa pour reconstruire des maisons, mais il ne s'agit que de "petites" initiatives.

Un bon projet à Wellawata

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Neil Rajan habite cette zone très touchée, sa maison est debout, et il coordonne ce projet avec les Italiens...

copyright: Célia Quilleret / RF

Le temple, ultime refuge

Le temple, ultime refuge

Très croyants, les sinistrés sri-lankais ont toujours trouvé de l'aide au temple. Un abri, de l'aide, de la nourriture... Les moines bouddhistes leur ont été d'un grand secours. D'habitude, pour la veillée du nouvel an, les hommes vont sur la plage, jouent de la musique en buvant de l'arak, un alcool local fort à base de noix de coco, qu'ils mélangent avec du coca. Cette année, l'arak est bien au rendez-vous, mais la plage est quasiment vide. Les femmes et les enfants préfèrent aller au temple, refuge ultime depuis la catastrophe. Le temple, en hauteur, plutôt que la plage, dévastée... Quatre mois après, la catastrophe du 26 décembre est dans tous les esprits. Fatalistes, les Sri Lankais n'osent rien espérer pour la nouvelle année.

Gothama, moine de 16 ans

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Le témoignage de ce jeune moine habitant l'un des temples bouddhistes d'Hikkaduwa...

Chants et prières

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Ecoutez ces chants et prières de femmes qui tournent autour de l'arbre de vie et brûlant de l'encens...

copyright: Célia Quilleret / RF

Enfants

Où reconstruire les écoles ?

Où reconstruire les écoles ?

Les enfants sont les premières victimes du tsunami. L'association Green Hope continue donc, plus que jamais, de scolariser les enfants de moins de cinq ans pour qu'ils retrouvent une vie normale. Quant à l'UNICEF, elle s'est déjà chargée de recenser les enfants isolés, de s'assurer qu'ils étaient pris en charge par leurs proches et sinon de les assister. Le problème, c'est qu'il y a eu beaucoup d'écoles détruites, à moins de cent mètres de la mer, qui ne peuvent pas être reconstruites. Comme pour les maisons, les hôtels, ou les restaurants, ces écoles devront donc être déplacées...

Les efforts de Green Hope

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Cette association était déjà présente à Hikkaduwa avant le tsunami. Elle a redoublé d'efforts depuis, comme l'explique son co-fondateur, Quentin...

Parrainer les enfants isolés

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Renuka Henadeera, de l'association Espoir sans Frontière, constate qu'il reste beaucoup d'efforts à faire pour aider les enfants...

L'UNICEF

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Le responsable de l'UNICEF à Unawatuna, I. A. Hameed, demande au gouvernement de trouver une solution pour reconstruire les écoles du bord de mer...

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Un hôpital au ralenti

Un hôpital au ralenti

Dans l'ensemble, les enfants vont mieux aujourd'hui qu'au mois de janvier. Des petites blessures, des problèmes digestifs, ou des rhinites... Le modeste service pédiatrique de l'hôpital d'Hikkaduwa, très précaire, n'a pas recensé de nouvelles maladies depuis le tsunami. Mais de toutes façons, il ne pourrait pas les prendre en charge, car il manque trop de médicaments et de matériel. De leur côté, les parents défavorisés hésitent à faire soigner leurs enfants, par manque d'argent...

Une santé meilleure

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La nursery de l'hôpital d'Hikkaduwa n'est plus bondée comme après le tsunami, mais elle manque de matériel. Le témoignage de la nurse...

copyright: Célia Quilleret / RF

Pêche

Une flotte réduite de moitié

Une flotte réduite de moitié

A Hikkaduwa, le tsunami a détruit la moitié de la flotte de pêche, soit 200 bateaux. Les pêcheurs se sont donc retrouvés au chômage, avec seulement 5000 roupies par mois du gouvernement. C'est pour cela que l'association Green Hope a décidé de monter une coopérative de pêche, avec quatre chalutiers, deux catamarans et deux bateaux de nuit, pour permettre aux pêcheurs de retrouver un travail. Et Green Hope réinvestit ensuite les bénéfices de cette pêche dans des activités éducatives pour les enfants. D'autres associations tentent elles-aussi de reconstruire des bateaux pour faire vivre le port à nouveau. Mais c'est encore trop peu.

Une coopérative de pêche

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L'association Green Hope a créé une coopérative de pêche pour que les pêcheurs reprennent la mer, comme l'explique Quentin, co-fondateur de l'association...

copyright: Célia Quilleret / RF

Les pêcheurs reprennent doucement la mer

Les pêcheurs reprennent doucement la mer

Depuis le tsunami, si les pêcheurs n'ont pas peur de la mer, beaucoup sont désoeuvrés. Ceux qui n'ont plus de bateau n'ont plus de travail. Rares sont ceux qui repartent en mer. Du coup, pour le nouvel an, le poisson se vendait 400 roupies le kilo, au lieu de 150 normalement. Les pêcheurs estiment donc que le gouvernement, à défaut de vraiment les aider, pourrait au moins tenter de réguler les prix.

Un pêcheur désoeuvré

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W. M. Benett était pêcheur avant le tsunami et à la tête d'un comité de pêcheurs. Aujourd'hui, son bateau est cassé, il n'a plus de travail et en veut au gouvernement...

copyright: Célia Quilleret / RF

Tourisme

Des guest-houses en suspens

Des guest-houses en suspens

Sur la jolie plage d'Hikkaduwa, les petits hôtels bon marché ne sont pas tous en état de fonctionner. Loin de là. Les plus riches, ceux qui ont gardé des fonds de l'hiver précédent, ont commencé à reconstruire, même si c'est illégal, tandis que certains n'existent plus. La loi littoral interdit en effet aux hôtels-restaurants du bord de mer de reconstruire leur guest-house si elle a été totalement détruite. Beaucoup s'insurgent. Ils estiment que le tourisme, qui est la principale activité de la ville, est clairement menacé...

Reportage sur la plage

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Certains hôteliers bravent l'interdiction du gouvernement et reconstruisent leur guest-house. Reportage de Célia Quilleret diffusé sur France Info...

Les paillottes en justice

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Le patron du restaurant "Refresh", à la tête d'un syndicat d'hôteliers, s'insurge contre la loi littoral. Il a déjà reconstruit sa terrasse... (photo)

Pour la saison prochaine

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Chaminda Semeakhutti, patron du club de plongée Poséidon, s'efforce de reconstruire au plus vite son club. Il veut être prêt pour l'hiver prochain...

copyright: Célia Quilleret / RF

Les bateaux de plongée attendent l'automne

Les bateaux de plongée attendent l'automne

Légales ou pas, ces constructions sur la plage vont de toutes façons continuer à exister. En principe, les chambres d'hôtes et les bateaux de plongée seront prêts pour recevoir à nouveau des touristes à l'automne. C'est aussi pour cela que l'Office du tourisme sri-lankais a lancé une promotion en mars invitant les voyageurs à partir à deux pour le prix d'un. Les agences sri-lankaises et les grands hôtels ont donc vendu à perte, mais l'Office du tourisme préfère parier sur les retombées pour l'économie locale. En attendant, la réussite de la prochaine saison, en hiver, est cruciale pour le Sri Lanka, déjà affecté par les attentats des Tigres tamouls. Si les petites villes balnéaires, comme Hikkaduwa, ne mettent pas les bouchées doubles pour accueillir à nouveau les touristes dans les mois qui viennent, les conséquences seront désastreuses...

Note d'espoir

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Le directeur de l'Office de tourisme sri-lankais en France, Dileep Mudadeniya, préfère rester optimiste pour le futur...

Des touristes humanitaires

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En ce moment, seuls quelques membres d'ONG occupent les hôtels. C'est le cas de Claire, venue pour aider et pour visiter. Elle fait partie de "Enfants de tous pays"...

copyright: Célia Quilleret / RF

Déclics

Les vestiges d'une salle de bain

Les vestiges d'une salle de bain

En avril, sur la route bordant la mer à l'entrée d'Hikkaduwa, quatre mois après le drame, les vestiges d'une maison de pêcheurs...

copyright: Célia Quilleret / RF

Les tentes, toujours les tentes

Les tentes, toujours les tentes

En attendant que des maisons soient construites, les Sri Lankais habitent toujours dans des tentes, ici installées par une ONG néerlandaise...

copyright: Célia Quilleret / RF

Souvenir macabre

Souvenir macabre

C'est ce fameux train qui s'est renversé non loin d'Hikkaduwa lors du tsunami tuant plus d'un millier de personnes. Les habitants l'ont remis debout et errent sans cesse sur les décombres des rails...

copyright: Célia Quilleret / RF

Trop de vêtements !

Trop de vêtements !

Si le Sri Lanka avait bien besoin d'aide, les ONG ou les particuliers n'ont pas toujours donné ce dont la population avait vraiment besoin... L'exemple des vêtements, souvent chaud, est probant !

copyright: Célia Quilleret / RF

Nuit de transe

Nuit de transe

Au Sri Lanka, les fêtes du nouvel an, en avril, marquent le début de la mousson. Danse, arak, cola... La transe envahit les maisons qui ont survécu au drame.

copyright: Célia Quilleret / RF

août 2005

Reconstruction

Entre attente et désespoir

Entre attente et désespoir

Aujourd'hui près de huit mois après le tsunami, la municipalité d'Hikkaduwa dénombre encore 790 maisons temporaires dans la zone des 100 mètres au bord de l'océan. Beaucoup sont inoccupées, leurs habitants terrorisés par la proximité de la mer ont préféré s'installer ailleurs. Malgré tout, les environs de l'ancienne station balnéaire font aujourd'hui davantage penser à un bidonville qu'à un haut lieu du tourisme Sri Lankais. Pourtant le gouvernement a trouvé 1500 parcelles distribuées aux ONG, pour que les familles qui ne peuvent plus reconstruire dans la zone des 100 mètres s'installent ailleurs. Certains comme Sanath attendent donc la fin des travaux. D'autres comme Arindrni n'ont aucune perspective. Pour les ONG le problème du foncier est épineux. Les responsables humanitaires doivent parfois travailler sur des terrains cédés par l'Etat inconstructibles ou déjà occupés !

Fatalisme

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Arindrni et son vieux voisin habitaient dans la zone des 100 mètres. Aujourd'hui ils sont encore dans des maisons de bois car ils n'ont pas d'argent pour racheter un terrain...

Problème épineux

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Josef Riener de l'ONG Samariterbund, reconnaît que la situation des anciens habitants de la zone des 100 mètres est difficile à gérer...

Dans l'attente

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Sanath et sa famille devront attendre encore un an dans leur habitation temporaire en bois et tôle, avant d'intégrer leur nouvelle maison en dur...

copyright: Caroline Caldier/ RF

L'insalubrité au coeur de la ville

L'insalubrité au coeur de la ville

Depuis le tsunami, cette école désaffectée abrite des rescapés. Elle est située au coeur d'Hikkaduwa, à 500 mètres des hôtels bordant la plage. Les rares touristes qui font leurs achats dans les boutiques le long de la route principale sont loin d'imaginer les conditions matérielles précaires dans lesquelles vivent les habitants. Pas d'eau courante, pas de toilettes, ce matin là des hommes plantent des pieux de bois dans le sol. Ce sont les parois de futures latrines. A Hikkaduwa, beaucoup dépendent encore du remplissage des citernes d'eau potable livrées par les ONG. Les détritus s'entassent hors de la vue, en attendant un hypothétique ramassage...

La déprime s'installe

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Pour cette femme et ses enfants, vivre dans ce quartier du centre d'Hikkaduwa c'est repenser chaque jour au tsunami et en subir les conséquences...

copyright: Caroline Caldier/ RF

Plus d'aide du gouvernement

Plus d'aide du gouvernement

Aujourd'hui les sinistrés constatent sobrement qu'ils n'ont plus d'aide du gouvernement. Neil Rajan, responsable du projet de reconstruction de l'association Encontro Fra i Populi est plus critique : "Le gouvernement nous avait promis 4 000 roupies par mois pendant six mois. On a touché cette somme que deux mois. Aujourd'hui il veut tout arrêter car il dit qu'avec l'aide des associations on n'a plus besoin de cet argent". Effectivement la plupart des familles sinistrées ont touché en moyenne 10 000 roupies après la catastrophe. A Wellawatte, où 70 maisons ont été rasées, Neil avoue tout de même que beaucoup de familles ont reçu 50 000 roupies pour reconstruire ou réparer leurs habitations. Le gouvernement était également sensé donner 250 000 roupies aux anciens habitants de la zone des 100 mètres. S'il est difficile d'évaluer le montant global de l'aide de l'Etat, une chose est sûre : les donateurs internationaux ont promis en juin quelque 3 milliards de dollars aux victimes du tsunami au Sri Lanka. A la condition que le gouvernement trouve un accord avec la rébellion tamoule. Ce qui ne semble pas d'actualité après l'assassinat du ministre des Affaires étrangères dans un attentat le 13 août...

Impuissance

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Bandusiri vit avec femme, enfants et parents dans sa nouvelle maison à Seenigama. Mais la gaieté n'est pas revenue car leur situation financière est critique...

Banqueroute ?

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Pour Josef Riener de l'ONG Samariterbund, le gouvernement a puisé dans ses réserves à la suite du tsunami. Et son système fiscal ne peut l'aider à remédier à la crise...

copyright: Caroline Caldier/ RF

Les fantômes du train

Les fantômes du train

Somawhadi habite à quelques pas du train emporté par la vague le 26 décembre. En souvenir, les wagons ont été remis sur leurs rails. Somawhadi n'a pas eu d'autre choix que de faire reconstruire sa nouvelle maison à l'emplacement de la précédente. Mais comment vivre normalement quand on a perdu sa fille, deux petites-filles et que l'on a sur le pas de sa porte ce qui a été le cercueil de plus de 1 000 personnes ? Certes, elle est contente d'avoir depuis un mois un toit en dur au dessus de sa tête. Mais elle voit aussi que son fils, autrefois électricien, ne travaille plus que quelques jours par mois. Il a perdu ses outils avec les flots, n'a pas les moyens d'en racheter aujourd'hui. Il fait partie de tous ces jeunes qui cumulent les "temporary jobs", petits boulots qui vont de pair avec les "temporary houses", maisons temporaires d'hier...

Trop près

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Somawadhi a perdu sa fille et deux petites-filles dans le tsunami. Elle a aménagé il y a un mois dans sa nouvelles maison, exactement au même endroit que la précédente...

copyright: Caroline Caldier/RF

Du travail pour plusieurs mois

Du travail pour plusieurs mois

Roberto Nichele est le représentant à Hikkaduwa de l'association Encontro Fra i Populi, qui mène un projet de reconstruction dans le village de Wellawatte où 70 maisons ont été rasées. Son objectif : avoir terminé 60 nouvelles habitations pour le mois de décembre. Les travaux avancent à un bon rythme, même si aujourd'hui, il lui manque environ 50 000 euros pour boucler son projet. En effet, plus la reconstruction avance, plus le coût des matériaux augmente. S'il fallait 3 000 euros pour reconstruire une maison il y a huit mois, aujourd'hui Roberto doit en dépenser 4 000 à 4 500. Mais rien n'entame le moral de ces ouvriers humanitaires. D'autant qu'il vient d'accueillir un petit groupe de compatriotes italiens, venus passer quelques jours pour lui donner un coup de main...

Un bon bilan

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Roberto Nichele de l'organisation Encontro Fra i Populi, est satisfait du travail mené depuis le lendemain du tsunami...

Maison à agrandir

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Neil Rajan est coordinateur de travaux pour le projet Encontro fra i Populi. Il souligne que dans l'avenir ces maisons pourront être agrandies...

Système d

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Dans la reconstruction, le coût des matériaux est un enjeu de taille, et contourner les règles peut permettre de faire des économies, comme l'explique Neil Rajan...

copyright: Caroline Caldier/ RF

Le respect des traditions

Le respect des traditions

Pour l'ONG autrichienne Samariterbund, la reconstruction est basée sur une organisation parfaite et le respect de certaines règles. Avant toute chose, le travail de Josef Riener et de ses collègues a été de clarifier les situations des habitants. Qui est propriétaire ? De quel terrain ? A quel endroit exact ? Autant de questions épineuses dans un pays où les registres municipaux sont sommaires, le cadastre inexistant, et les traditions d'héritage complexes. A Pabakassa, où l'ONG reconstruit une vingtaine d'habitations, c'est le temple du village qui a donné une partie de ses terres pour que des familles sinistrées retrouvent chacune un terrain. Les anciennes constructions d'argile sont remplacées par des maisons standardisées mais construites dans le respect des coutumes et habitudes locales...

Des maisons type

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Pour Josef Riener, responsable de Samariterbund, les nouvelles constructions doivent correspondre à des standards de construction...

Cérémonies

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La reconstruction se fait également dans le respect des traditions religieuses, comme l'explique Josef Riener...

copyright: Caroline Caldier/ RF

Aide

Patience et longueur de temps

Patience et longueur de temps

Tous ceux qui travaillent encore aujourd'hui à rebâtir le Sri Lanka soulignent combien c'est un travail de longue haleine, nécessitant patience et persévérance. Josef Riener de l'ONG autrichienne Samariterbund n'est pas tendre avec l'administration locale. Mais il reconnaît qu'aucun pays ne peut être prêt à affronter pareille catastrophe, et qu'il faut nécessairement du temps, beaucoup de temps pour que les choses avancent. De même François Souman, bénévole pour l'association française Green Hope, tient à rappeler qu'apporter de l'aide est une bonne chose, mais que les étrangers ne sont pas là pour réformer le pays.

La patience avant tout

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François Souman de Green Hope se souvient des difficultés rencontrées pour récupérer un container rempli de filets de pêche, don de pêcheurs français...

copyright: Green Hope

Jumelage Savoie-Sri Lanka

Jumelage Savoie-Sri Lanka

Nicole Demay est venue à Hikkaduwa avec son équipe dans le cadre du jumelage mis en place entre le collège des Bauges au Châtelard en Savoie, et le collège de Seenigama. Professeurs d'anglais, de musique, infirmière scolaire, animateurs, l'équipe a partagé un mois durant la vie d'élèves et de professeurs sri lankais. L'occasion d'apprendre à se connaître, d'échanger savoirs et coutumes, chansons, rires et numéros de cirque. Des rencontres fructueuses qui devraient se pérenniser dans les mois à venir avec des échanges de mails entre professeurs sri lankais et français, et peut-être un nouveau voyage en février...

Jumelage

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Nicole Demay est la principale du collège des Bauges. Elle explique pourquoi et comment s'est mis en place le jumelage avec le collège de Seenigama...

Cours d'informatique

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Une ONG britannique avait donné des ordinateurs, mais sans les installer et sans mode d'emploi. Petite initiation à la réalisation d'un tableau de notes en anglais, avec Nicole et un professeur du collège...

copyright: Caroline Caldier / RF

Coopérative de femmes

Coopérative de femmes

Craie en main, Christelle a tracé sur les murs de béton le dessin des futures prises électriques. Le chantier de ce qui sera la coopérative de femmes Green Hope avance vite. En partenariat avec l'association française, Christelle et Caroline, deux parisiennes sont à la tête de ce projet de commerce équitable qui prévoit d'employer des femmes sri lankaises pour la confection d'accessoires de mode. La première production est prête : coussins, petits sacs, étoles, bracelets et coliers, le stock grossit de jour en jour. Prochaine étape, la présentation de ces produits au salon Ethical and Fashion Show à Paris en octobre...

Le chic sri lankais

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Caroline et Christelle lancent une coopérative de femmes. Elles expliquent leurs motivations et comment le projet prend peu à peu forme...

copyright: Caroline Caldier / RF

Sortir de la maison

Sortir de la maison

Pour ces cinq sri lankaises, travailler pour cette coopérative est une opportunité. En effet, les femmes ont peu d'occasions, en dehors de l'usine, de trouver des emplois correctement rémunérés. Elles travaillent donc en général chez elles où elles ont toutes des machines à coudre. Mais elles vendent leur production à bas prix. Et la coopérative c'est aussi l'occasion de sortir de sa maison, de travailler en compagnie d'autres ouvrières dans la bonne humeur...

Un bon salaire

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Pour Padmini, couturière dans la future coopérative, ce travail est une opportunité...

Ambiance studieuse

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Dans la petite pièce qui sert provisoirement d'atelier, l'ambiance est affairée mais gaie...

copyright: Caroline Caldier / RF

Enfants

Festival à Seenigama

Festival à Seenigama

Seenigama est un petit village à l'entrée d'Hikkaduwa. Les stigmates du tsunami sont encore largement présents. Des maisons temporaires en bois, des dalles de béton, des tas de gravas et des troncs de cocotiers déracinés constituent le paysage actuel. Mais ce soir là, Seenigama est animé par les rires des enfants. Adid a prêté ce qui lui reste, les ruines de sa maison, pour que le spectacle puisse avoir lieu. La nuit tombe doucement, on allume des guirlandes multicolores et des lampions remplis d'huile de coco. L'océan est proche. On ne le voit plus depuis la construction d'un remblai le long de la plage. Mais en période de mousson, l'air est chargé d'embruns et des esprits des disparus. Cette soirée est aussi pour eux, pour leur rendre hommage…

Bon pour le moral

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Ishan a 16 ans. Ce soir là il est venu tôt de son village jusqu'à ce quartier de Seenigama pour voir marionnettes, cirque et danse traditionnelle...

Le deuil et les rires

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Adid a prêté ce qui reste de sa maison, une dalle de béton, pour faire la scène, et sa maison temporaire en bois pour que les artistes se préparent...

copyright: Caroline Caldier/ RF

Festival à Seenigama

Festival à Seenigama

Numéros de cirque, marionnettes, danse traditionnelle sri lankaise, l'association Green Hope a voulu mêler tradition et découverte pour ce festival. Ce soir c'est la dernière représentation, et l'émotion est palpable. Nicole remplit son sac des coquillages récoltés par les enfants entre les ruines. Sophie a les yeux embués de larmes lorsqu'elle reçoit une carte d'anniversaire confectionnée par un écolier. Les enfants ont sorti leurs uniformes. Ils sont sagement assis sur le sable et picorent des pois chiches pimentés dans des cornets de papier. La nuit tombée, le spectacle peut commencer. D'abord dans un silence éberlué, puis aux premières pitreries des marionnettes, les rires fusent. Signe que pour les enfants de Seenigama, la joie est là et il y a de l'espoir pour l'avenir...

Un public inespéré

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Pour Jean-Christophe qui a mené ce projet de festival pour l'association Green Hope, ce dernier soir est un succès : malgré la proximité de l'océan les gens sont venus...

copyright: Caroline Caldier/ RF

Au collège de Seenigama

Au collège de Seenigama

Ici les classes sont abritées par un toit mais ouvertes aux quatre vents, séparées les unes des autres par des cloisons de bois. Les écoliers sont tirés à quatre épingles, chemises blanches et shorts bleus pour les garçons, robes immaculées pour les filles. C'est les vacances et pourtant on fait classe : les professeurs absents pendant l'année scolaire rattrapent leurs cours. Et les élèves sont là, manifestant leur peu d'enthousiasme à retourner au collège par de joyeux charivaris. Au Sri Lanka les établissements scolaires sont classés par niveaux. Ici il est faible. Difficile de communiquer avec ces écoliers qui parlent à peine quelques mots d'anglais teintés d'un accent qui rend la compréhension quasi impossible. Mais les éclats de rires en disent long sur la vivacité des ces élèves du mois d'août...

Rattrapage

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Nicole Demay a lancé un jumelage entre son collège de Savoie et celui de Seenigama. Elle est encore étonnée de voir les enfants travailler durant leurs vacances...

Cours de sciences

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Ce matin là on étudie la théorie d'Archimède, et les élèves sont priés de participer...

copyright: Caroline Caldier/ Radio France

Entraînement à Pabakassa

Entraînement à Pabakassa

Pabakassa a un air de bout du monde. On accède à ce village situé à un kilomètre dans l'intérieur des terres, après avoir slalomé entre les nids de poules sur une piste de terre rouge. C'est avec cette même terre, l'argile, que les habitants construisent leurs maisons, entre les cocotiers et les rizières. La pauvreté saute aux yeux. Le revenu moyen de chaque foyer est de 6 000 roupies par mois. Peu d'organisations humanitaires ont poussé leurs actions aussi loin dans les terres. Pourtant ici aussi l'eau est sortie du sol poreux, et a noyé les maisons de torchis sous six mètres d'eau salée. Aujourd'hui les enfants jouent au cricket comme si de rien n'était, et l'on est loin de soupçonner combien leur vie a changé depuis le tsunami...

Cricket et compagnie

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Filles ou garçon, le cricket est plus populaire que le football. Ambiance...

copyright: Caroline Caldier/ RF

Pêche

Mauvaise saison

Mauvaise saison

Sur le port d'Hikkaduwa, ils seraient environ 1 500 pêcheurs à retravailler aujourd'hui, contre 2 000 avant la catastrophe. A Dodanduwa, le port des catamarans, 200 bateaux sont désormais opérationnels. Mais la saison de la mousson n'est pas la meilleure période de l'année pour les pêcheurs. La mer est mauvaise, agitée de tourbillons que les filets n'apprécient pas. Et l'entrée du port est souvent ensablée. Ce sont surtout les grosses embarcations qui bravent la houle. Et les rares petits bateaux rentrent avec de faibles prises. Ce jour là, la plus belle est de 500 kilos, une autre atteint péniblement les 75 kilos. Les prix sont élevés. Le kilo de thon rouge est vendu 140 à 150 roupies. Les marchands venus acheter une caisse de poisson pour le revendre dans les villages dans l'intérieur des terres repartent à vide...

La pêche reprend

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L'activité reprend doucement mais comme l'explique Sidantha qui pêche avec cinq autres hommes, la saison de la mousson est mauvaise...

copyright: Caroline Caldier/ RF

Envie de voir changer les choses

Envie de voir changer les choses

Sur la recette d'une sortie en mer, la moitié paie le carburant et la nourriture des pêcheurs. Un quart revient au propriétaire du bateau. Les pêcheurs se partagent le reste de l'argent. Pour vivre décemment, mieux vaut donc avoir les moyens de se payer une embarcation. C'est le cas de Marvin. Il reconnaît que la situation s'améliore plus vite pour ceux qui avaient déjà un bateau que pour les autres. Malgré l'heure matinale, l'ambiance sur le marché est animée et plutôt gaie. Le vent fait claquer les drapeaux. Les grossistes pèsent la marchandise et leurs cris annonçant les prix retentissent sur le quai. Et Marvin se prend à rêver d'un bateau plus gros avec lequel il pourrait braver la mousson...

Un avenir meilleur

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Opul rentre de deux jours de pêche avec seulement 75 kilos de poisson. La mer lui rappelle encore beaucoup de mauvais souvenirs mais il croit en l'avenir...

Rêve de pêcheur

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Marvin est propriétaire de son bateau et pêche avec deux autres pêcheurs. Son rêve : avoir un bateau plus gros pour affronter les vagues...

copyright: Caroline Caldier / RF

La menace de la misère

La menace de la misère

Au bout du quai, passée la cohue autour des caisses de thon, quatre pêcheurs rangent un filet. En silence, recueillis, la fatigue et la lassitude se ressentent dans la lenteur de leurs gestes. Sanath est parmi eux. Il a perdu son bateau et n'a pas pu pêcher pendant cinq mois. Aujourd'hui il a repris la mer, mais après cette sortie, ses collègues et lui n'ont pas ramené assez de poisson pour gagner de l'argent. En moyenne le travail de pêcheur ne lui rapporte que 1 200 roupies par mois. Alors, comme il est le seul en âge de travailler pour nourrir sa famille, en plus de la pêche, il cumule les petits boulots...

Famille à charge

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Sanath est pêcheur et fait aussi des petits boulots, car il est la seule source de revenu pour sa famille...

copyright: Caroline Caldier/ RF

La nécessaire solidarité

La nécessaire solidarité

Avant le tsunami Sumanthi avait un bateau à fond de verre avec lequel il faisait découvrir la beauté du lagon aux touristes. Il avait également un bateau de pêche. Le premier n'existe plus. Le second est encore en réparation. Une ONG lui a donné un nouveau bateau. Il attend dans la cour de la maison de son fils, que la mer se calme. Car Sumanthi est devenu prudent. Il ne partira pêcher qu'à la fin du mois, quand la forte houle sera passée. En attendant, Sumanthi bricole. Il habite la maison de son fils qui vit en Allemagne. La sienne est encore en réparation et il faut partir à la recherche de nouveaux financements. Si toute sa famille est saine et sauve, Sumanthi tient pourtant à souligner que la vague lui a pris tout ce qu'il avait mis des années à construire. Et désormais la vie ne sera plus jamais comme avant...

L'attente

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Sumanthi n'a que des petits bateaux et la mer est trop mauvaise pour qu'il puisse sortir pêcher. Alors il termine ses réparations et attend l'accalmie...

copyright: Caroline Caldier/ RF

Tourisme

Avec l'argent, tout va

Avec l'argent, tout va

La station balnéaire d'Hikkaduwa s'étend sur 4 kilomètres, traversée par la route qui descend de Colombo. Elle compte une centaine d'hôtels, guest houses et restaurants. Le tsunami a simplifié la donne : les riches sont plus riches, les pauvres plus pauvres. Les établissements membres d'une chaîne hôtelière n'ont pas eu de mal à trouver des moyens de financer leur réparation ou reconstruction. De même ceux qui avaient pignon sur rue, ont su convaincre les banquiers. Pour les petits propriétaires de guest houses ou les marchandes de vêtements faits main qui bordent la route, la situation est toute autre. Porte close pour les uns, obligation de vendre des vêtements à bas prix sur la plage pour les autres. C'est l'effet tsunami...

Pas de problème

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Nishranda Fernando est adjoint au directeur du Reef Hotel à Hikkaduwa. Son explication est claire : quand on appartient à une grosse chaîne hôtelière, il n'y a aucun problème...

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Travaux en cours

Travaux en cours

Certains hôtels sont encore en plein travaux. Pour le Blue Corals le programme est chargé : jardin, restaurant, rez-de-chaussée, tout doit être refait à neuf. Quid de la loi des 100 mètres sensée interdire toute reconstruction dans cette zone ? Le maître d'oeuvre rigole franchement, puis s'énerve : "le gouvernement ne fait que brasser du vent, et puis de toute façon on ne construit pas, on répare". Imparable...

Ouverture en novembre

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Sudath surveille attentivement l'avancée des travaux de l'hôtel Blue Corals. Car les touristes ont déjà réservé pour le mois de novembre...

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A la recherche de financements

A la recherche de financements

Dans ce petit hôtel, tout a été remis à neuf. Et son patron a tout prévu pour que les choses avancent. Tout d'abord il vend des vêtements estampillés "Rebuild Sri Lanka", "reconstruire Sri Lanka", dont une partie des bénéfices est reversée aux familles démunies. Quant à son établissement, il a construit des chambres à l'étage pour que les touristes se sentent plus en sécurité...

Améliorations

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Kudya est le propriétaire du Hikkaduwa Beach Hotel. Il souligne que pour lui, la reconstruction ne va pas sans recherche d'innovations pour garantir l'avenir...

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Besoin de publicité

Besoin de publicité

De la terrasse du restaurant Refresh, les touristes ont vue sur la mer déchaînée et sur ce pêcheur typiquement Sri Lankais. Tous les jours il vient pêcher en costume traditionnel et prend la pose pour les photographes amateurs, sa maigre prise au bout du bras. Le patron du restaurant voudrait qu'on véhicule davantage cette image souriante à l'étranger. Il faut donner envie aux touristes de revenir, tel est le leïtmotiv des hôteliers. Mais comment cacher qu'en dehors de ce petit papy original, dans le meilleur des cas la plage est déserte, ou ce sont des femmes qui ont tout perdu dans la vague qui vous proposent des vêtements à 500 roupies ? Un commerçant hésitant entre sérieux et cynisme conclut : "de toute façon, des réservations sont déjà prises pour la commémoration du tsunami en décembre prochain"...

Impatience

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Le patron du Refresh a vite repris son activité mais ne semble plus se satisfaire d'une clientèle pour beaucoup constituée de membres d'organisations humanitaires...

Cynique

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Chithral est le propriétaire d'une agence de voyage à Hikkaduwa. Il compte sur les commémorations du tsunami pour voir à nouveau des touristes...

Tuk tuk

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Sanath est chauffeur de tuk tuk, le taxi local. Aujourd'hui c'est son unique moyen de subsistance, or les touristes sont rares en cette période...

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De l'humanitaire aux vacances

De l'humanitaire aux vacances

Même si on est en basse saison, quelques touristes séjournent en ce mois d'août dans les hôtels et guest houses d'Hikkaduwa. Il s'agit pour beaucoup de bénévoles ou personnels humanitaires venus donner un coup de main sur leurs congés. Il y a encore tant à faire. D'autres sont venus en vacances pour quelques jours, comme Linda et Damian un couple d'Irlandais. Ils ne peuvent que constater impuissants qu'encore beaucoup d'habitants souffrent. Mais ils reconnaissent que le tourisme peut être un moyen de relancer une économie moribonde...

Tourisme humanitaire

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Jacques Roudaut est venu avec sa femme et son fils conjuguer aide et tourisme. Il explique les tenants et aboutissants de sa démarche...

L'atout touristique

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Linda et Damian Ryan sont venus passer quelques jours à Hikkaduwa avant de rejoindre l'Irlande. Pour Linda, le Sri Lanka a besoin des touristes pour se reconstruire...

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Déclics

Mousson à Dodanduwa

Mousson à Dodanduwa

Le port des catamarans à Dodanduwa. Au mois d'août, ces embarcations de pêche traditionnelles sortent peu en mer. Ciel chargé, vent violent, courants et forte houle : la mousson prendra fin début septembre.

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Bibliothèque à Seenigama

Bibliothèque à Seenigama

Au dessus de la tête de ces petits lecteurs attentifs, la trace encore présente du niveau d'innondation. Par un effet de vases communicants, dans cette zone l'eau est arrivée à la fois de la mer, et des rizières dans l'intérieur des terres.

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Festival à Seenigama

Festival à Seenigama

En attendant l'arrivée des marionnettes, acrobates, danseurs et jongleurs, les enfants s'amusent sur la scène. Avant le passage de la vague, cette dalle de béton entourée de lampions remplis d'huile de coco, était le sol d'une maison.

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Misère au centre ville

Misère au centre ville

Même au coeur d'Hikkaduwa, des quartiers sont encore entièrement rebâtis de manière provisoire. Pas d'eau, ni d'électricité, ces familles vivent dans des conditions insalubres.

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Sur le port d'Hikkaduwa

Sur le port d'Hikkaduwa

Aligné avec l'horizon, un chalutier déposé sur la digue par la puissance du tsunami. Pour les pêcheurs, chaque sortie en mer rappelle les angoisses passées et présentes.

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décembre 2005

Reconstruction

La reconstruction avance

La reconstruction avance

Dans le district de Galle, dont fait partie Hikkaduwa, quelques 5.290 maisons ont été détruites ou endommagées par le tsunami. Un an après, la petite station balnéaire d’Hikkaduwa a des allures de chantier. Les tentes de premiers secours ont laissé place aux maisons temporaires de bois, elles-mêmes peu à peu quittées par leurs occupants pour des maisons en dur.

'On n'a pas perdu de temps'

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Esty Sutokyo est membre du bureau de coordination des Nations Unies pour les affaires humanitaires dans le district de Galle. Selon elle, la reconstruction avance bien…

L'urgence est passée

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Aleksandar Radosavcev est coordinateur de projet pour l'organisation danoise Danish People's Aid. Les besoins sont encore importants, mais l'urgence est passée...

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Mission accomplie

Mission accomplie

Wellawate jouxte Hikkaduwa, au sud. Le jour du tsunami, 50 habitants de ce petit village ont perdu la vie, dont 23 enfants. Témoin rescapé du drame avec sa femme, Roberto Michele a décidé de retourner en Italie pour collecter des fonds, avant de revenir pour entamer un projet de construction de maisons, solides, pour ces villageois devenus si fragiles. Parti avec l’idée modeste de construire 5 à 6 habitations, il en a finalement édifié 60. Aujourd’hui son projet est terminé. Roberto rentre chez lui, heureux mais le cœur gros de quitter ceux, qui depuis un an, sont devenus un peu "comme ses frères".

Il est temps de partir

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Roberto Michele est responsable de projet pour l'organisation italienne Incontro frai i populi. Son projet à Wellawate est terminé...

'Roberto, my God'

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Leela n'avait plus que sa sœur au monde. Maintenant, elle a aussi Monsieur Roberto...

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Du temporaire qui dure

Du temporaire qui dure

Tout le monde à Hikkaduwa n'a pas eu la chance d'être pris en charge par la solidarité internationale. On estime de 20 à 30% le nombre des sinistrés du tsunami qui n’ont toujours pas de logement permanent et qui vivent encore dans des maisons temporaires. Les autorités locales estiment qu’il faudra encore attendre un an, avant que tout le monde puisse être définitivement relogé.

Le cauchemar continue

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Comme 23 autres familles, Shanti vit depuis un an dans ce qui est devenu le bidonville de Wellawate...

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Construire et se reconstruire

Construire et se reconstruire

Il y a un an, rares sont les habitants d'Hikkaduwa qui connaissaient ne serait-ce que le mot "tsunami". Il est désormais imprimé dans tous les esprits. Bien sûr, beaucoup assurent aujourd’hui qu’ils n’ont plus peur, que le tsunami est derrière eux maintenant. Pourtant, quand on leur parle de ce 26 décembre 2004, chacun se souvient de cette journée comme si c’était hier, dans ses moindres détails, et éprouve le besoin de raconter, peut-être pour exorciser…
Le tsunami a fait plus de 1.600 morts à Hikkaduwa.

La reconstruction des êtres

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Un an après, le tsunami est encore dans tous les esprits. Un traumatisme qui échappe à l'aide internationale selon Quentin, président de l'association Green Hope...

La peur toujours là

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Grâce à une ONG italienne, Nandani vit aujourd'hui dans une maison solide. Mais ses craintes n'ont pas disparu...

Baptême de plongée

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Green Hope et Plongeurs du Monde veulent aider les enfants à renouer avec l'océan. Un projet auquel se joint Chaminda, propriétaire du centre de plongée Poseidon...

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L'océan sous surveillance

L'océan sous surveillance

Une télévision allumée en permanence sur les chaînes internationales, trois ordinateurs connectés à Internet, des cartes et des plans d’évacuation affichés sur les murs... Nous sommes au centre d’alerte au tsunami d’Hikkaduwa. Créé il y a 6 mois, dix personnes s’y relaient 24h sur 24h, 7 jours sur 7, pour collecter toute information utile sur des risques potentiels de catastrophes naturelles pouvant affecter la zone. Un dispositif rassurant pour la population qui a déjà pu tester sa réactivité il y a quelques semaines lors d’une alerte au cyclone. Reste que si le sérieux de son personnel ne fait aucun doute, les infrastructures du centre laissent perplexes, à commencer par son emplacement, à moins de 500 mètres de la mer…

Un plan d'action d'urgence

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Anthony Tyronne est coordinateur au CTEC (Community Tsunami Eraly-Warning Center) de Peraliya. Lui est son équipe sont sur le pont 24h sur 24h...

Bien informé

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Ranjith est chauffeur de tuck tuck. Il connaît bien le centre d'alerte au tsunami...

'On a moins peur...'

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Nelson tient un hôtel/restaurant à Hikkaduwa. Depuis qu'il y a un centre d'alerte au tsunami, il a moins peur...

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Aide

Que fait le gouvernement ?

Que fait le gouvernement ?

Il y a la queue aujourd’hui devant la banque d’Hikkaduwa. Comme chaque fin de mois, les habitants viennent y percevoir l’allocation du gouvernement pour l’aide aux victimes du tsunami. 5.000 roupies, soit l’équivalent de 40 euros, par mois et par famille. Pas suffisant pour vivre. Quant aux 600.000 roupies promises à ceux qui ont perdu leur maison dans le drame, beaucoup vous diront ici qu’ils les attendent toujours. Alors ils s’interrogent. Où sont passés les 3,2 milliards de dollars promis au Sri Lanka par la communauté internationale ? Et bien ils ne sont jamais arrivés, les pays donateurs ayant posé comme préalable au versement des fonds, la signature d'un accord avec la rébellion tamoule pour une distribution équitable de l’aide. Un accord qui semble encore loin d’être trouvé.

Où est passé l'argent !?

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Depuis un an, Susila habite dans une maison temporaire à Seenigama, l'une des zones d'Hikkaduwa les plus touchées par le tsunami...

La vie plus chère

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Situé en bord de mer, l'hôtel/restaurant de Nelson a été très endommagé par le tsunami. Sans l'aide de sa famille et de ses amis, il n'aurait pas pu le reconstruire...

'J'espère retrouver du travail'

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Marié et père de deux enfants, Abe a perdu son emploi lors du tsunami. Aujourd'hui, le gouvernement ne lui verse que 5.000 roupies par mois pour faire vivre sa famille...

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Merci

Merci

Au Sri Lanka, deuxième pays le plus touché par le tsunami après l’Indonésie, la mobilisation internationale a été sans précédent. Au total, plus de 500 ONG y ont apporté leur assistance depuis le drame. Dans le seul district de Galle, dont fait partie Hikkaduwa, 50 à 70 de ces organisations sont intervenues pour aider la population. Une population aujourd’hui d'autant plus reconnaissante qu'elle n'a pour l'heure reçu qu'une aide minime du gouvernement.

Des gens biens

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Si Renuka a pu rouvrir sa petite échoppe de vêtements le long de la route principale d'Hikkaduwa, c’est grâce à l’aide internationale...

Besoin de vous

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Ravindra a 27 ans. Affligé par l’inefficacité du gouvernement à aider son pays après le tsunami, il remercie les pays étrangers pour leur soutien...

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L'aide internationale s'essouffle

L'aide internationale s'essouffle

Il n'y a pas foule au centre d'information sur l'aide à Hikkaduwa. Il faut d'ire qu'un an après le tsunami, beaucoup d'ONG sont reparties et les volontaires se font également plus rares. Mais tout le monde n'a pas quitté le navire et il n'est pas rare de croiser encore à Hikkaduwa des bénévoles venus des quatre coins du monde pour poursuivre la reconstruction de la petite station balnéaire.

Moins de volontaires

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Nienke travaille au centre d'information sur l'aide à Hikkaduwa. Depuis quelques temps, elle remarque une baisse du nombre de volontaires étrangers...

Les irréductibles

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Bénévole pour l'organisation britannique Teaching and Project Abroad, Mick a quitté l'Australie pour venir aider à la reconstruction à Hikkaduwa...

'On ne peut pas tout faire'

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Construire 60 maisons permanentes. C'était le projet de Roberto Michele, de l'organisation italienne Incontro frai i populi. Maintenant, il faut partir...

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De l'urgence au développement

De l'urgence au développement

Il y a un an, il s’agissait de répondre à l’urgence. Secourir, soigner, apporter de l’eau, de la nourriture, des abris aux familles sinistrées. Aujourd'hui, une nouvelle étape commence : celle de la reconstruction et du développement. Une phase qui devrait durer entre 2 et 5 ans.

Après l'urgence

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Le reportage, à Hikkaduwa, de Cécile Mimaut...

Le plus longtemps possible

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Julia Scott travaille pour l'organisation new zélandaise Opération Phoenix, qui a créé un service ambulancier à Hikkaduwa. Un projet qu'elle aimerait voir se pérenniser…

Concertation essentielle

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La phase de développement qui s'engage dans le pays devra impérativement être concertée, estime Chitranganee Wagiswara, ambassadrice du Sri Lanka en France...

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De la suite dans les idées

De la suite dans les idées

Implantée de façon permanente à Hikkaduwa, l'association Green Hope s'emploie depuis un an à apporter des outils de vie, d'apprentissage et de travail à la population locale. Elle y a notamment créé, pour les enfants, six écoles maternelles, pour les hommes, une coopérative de pêche et pour les femmes un atelier de confection d'articles de mode et d'intérieur.

Aller plus loin...

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Co-fondateur de Green Hope, Pierre explique l’action, les projets et la philosophie de l'association, avant, pendant et après le tsunami...

Working girls

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Padmini est responsable du collectif de femmes fondé par l'association Green Hope. Avec 5 autres couturières, elle confectionne des articles destinés à l'export...

Un salaire régulier

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Couturière, Venitha travaille pour le collectif de femmes fondé par l'association Green Hope. Un emploi qui a changé sa vie...

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Enfants

Mon école est en ruines

Mon école est en ruines

Depuis le 26 décembre dernier, rien n'est plus comme avant au collège Devapathiraja de Rathgama. Il n'y avait pas classe ce jour là. Un désastre évité. Mais de l'école, située à 65 mètres de la mer, il ne reste presque rien. Que des salles de classes temporaires, ouvertes aux quatre vents, qui jouxtent des bâtiments menaçant de s’effondrer à chaque instant. Une situation insupportable pour les 1747 élèves et 66 professeurs de cet établissement d’enseignement public, qui tentent depuis un an de convaincre le gouvernement de reconstruire l'école ailleurs, plus à l’intérieur des terres. Un appel du désespoir qui reste toujours sans réponse.

'I have a dream'

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Shyama est professeur d'anglais au collège de Rathgama. Un an après le tsunami, l’école est toujours en ruines. Une situation insupportable...

Un vent de révolte

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Suranga est élève au collège de Rathgama. Il a décidé de lancer une pétition pour demander aux autorités de reconstruire l'école à l'intérieur les terres...

Mutisme politique

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Samarawickrama est professeur d'anglais au collège de Rathgama. Lui aussi se bat pour obtenir une nouvelle école. Mais le mutisme du gouvernement l’exaspère…

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Quand les sourires renaissent

Quand les sourires renaissent

Un endroit où l’on se sente bien, où l’on puisse venir jouer sans crainte. Un endroit sûr. C’est à partir de cette idée que l’ONG danoise Danish People’s Aid a créé ses maisons pour enfants. Au nombre de trois dans le district d’Hikkaduwa, elles accueillent les enfants des villages pendant la journée, leur propose des activités ludiques, une aide scolaire, une écoute. Une manière de guérir un peu le traumatisme lié au tsunami. Aujourd’hui, les enfants semblent avoir retrouvé le sourire. En espérant que la fin du programme DPA, prévu à la fin du mois, ne leur tire pas des larmes…

Jouer pour oublier

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Maheshi a 22 ans et travaille comme aide sociale à la maison d'enfants créée par l'organisation danoise Danish People's Aid, à Akura...

'Les enfants se sentent mieux...'

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Blanche de Silva donne des cours d'anglais à la maison d'enfants créée par l'organisation danoise Danish People's Aid, à Thelwatta...

Mission accomplie

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Aleksandar Radosavcev est coordinateur de projet pour l'organisation danoise Danish People's Aid. Pour lui, ces maisons d'enfants sont une réussite...

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La thérapie par le rire

La thérapie par le rire

Le tsunami a laissé un traumatisme profond chez les habitants d'Hikkaduwa, et notamment chez les enfants. Après le choc, des états dépressifs sont apparus. Renfermés sur eux-mêmes, devenus agressifs pour certains, ils ont dû réapprendre à vivre avec ce cauchemar toujours présent dans un coin de leur tête. Pour répondre à cette urgence psychologique, l'organisation Danish People's Aid propose aux enfants de s’exprimer et de laisser aller leur créativité dans des animations de théâtre.

Un moyen d'expression

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Joseph est professeur de théâtre à Londres. Aujourd'hui bénévole pour l’organisation Danish People’s Aid, il aide les enfants d’Hikkaduwa à surmonter leur traumatisme…

Imaginez pour voir

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Un train qui passe, une ballade à cheval,.. les enfants s'amusent de ces voyages imaginaires...

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Pêche

Les bateaux de l'espoir

Les bateaux de l'espoir

Implantée de façon permanente à Hikkaduwa, l'association Green Hope s'emploie depuis un an à apporter des outils de vie et de travail à la population locale. Grâce à l'élan de générosité qui a suivi le tsunami, elle a pu acquérir de nouveaux bateaux pour permettre aux pêcheurs qui avaient perdu les leurs, de reprendre la mer. Grâce à un système de banque coopérative, ces derniers sont également assurés aujourd’hui de toucher un salaire chaque mois, même si la pêche n’a pas été très bonne. Une "banque" qui sert aussi a prendre en charge les besoins médicaux urgents de leurs familles.

Une banque coopérative

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Grâce à ses donateurs, l'association Green Hope a pu acheter des bateaux et a fondé une coopérative de pêche. Quentin, président de l'association...

'Je suis ravi'

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Kumara est coordinateur de la coopérative de pêche fondée par Green Hope. Une mission qu'il prend très à coeur...

Le retour des Catamarans

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Il fait nuit. Les bateaux reviennent au port. Encore un peu de courage. Il faut les remonter sur la plage...

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Retour au large

Retour au large

Plus de la moitié de la flotte du port d'Hikkaduwa a été emportée par le tsunami. Aujourd’hui, la majorité des pêcheurs ont pu reprendre le large. C’est le cas de Jayseena, qui grâce à l’aide d’une ONG étrangère a pu racheter une nouvelle embarcation. Il emploie aujourd’hui cinq pêcheurs.

Un propriétaire chanceux

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Privé de bateau pendant 8 mois suite au tsunami, Jayseena a pu regagner le large grâce à l'aide d'une ONG, qui lui a permis de racheter une nouvelle embarcation...

Le marché aux poissons

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Ambiance sur le port d'Hikkaduwa...

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Des pêcheurs dans la tourmente

Des pêcheurs dans la tourmente

Un an après le tsunami, certains pêcheurs n'ont toujours pas pu reprendre la mer, faute de bateau. C'est le cas de Jayashinhe. Pêcheur depuis 20 à Hikkaduwa il n'a retrouvé aucune pièce de son embarcation, pulvérisée par la vague géante. Depuis, le gouvernement a promis de l'aider mais il attend toujours. Pour ceux, plus chanceux, qui ont pu trouvé de l'aide auprès d'ONG pour racheter un bateau, d'autres problèmes se posent aujourd'hui. Parmi eux, la hausse des prix du pétrole.

'J'attends toujours'

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Jayashinhe a perdu son bateau lors du tsunami. Le gouvernement lui en a promis un nouveau mais un an a passé, et il attend toujours…

Des jours difficiles

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Le bateau de Terance a été épargné par le tsunami mais depuis le drame, la pêche n'est pas excellente et le prix du pétrole a augmenté...

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Tourisme

Revenez !

Revenez !

Revenez au Sri Lanka ! Les habitants de la station balnéaire d’Hikkaduwa espèrent un retour des vacanciers sur leurs plages. Mais avec environ 50 pourcents de taux de remplissage, contre 75 habituellement à cette période de l’année, les hôtels sont encore loin de faire le plein. Par ailleurs, la décision des autorités sri-lankaises d'interdire toute reconstruction dans une zone tampon de 100 mètres sur les plages affecte la reprise de l'activité touristique, affirme Manoj Jayasuriya, maire de la localité. Pourtant, les professionnels du secteur sur place se veulent optimistes. Les touristes vont arriver...

'Maintenant, ça va...'

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Chaminda est proprétaire du New Imperial Hotel, à Hikkaduwa. Très endommagé après le tsunami, il est de nouveau prêt à recevoir les touristes...

Espoirs pour 2006

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Nelson est propriétaire du Mama's Hotel/Retaurant, à Hikkaduwa. Il espère une augmentation de la fréquentation à partir de janvier...

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L'océan, premier argument touristique

L'océan, premier argument touristique

Le 26 décembre dernier, l'océan leur a tout pris. Aujourd'hui, les habitants de la station balnéaire d'Hikkaduwa, bien connue des surfeurs pour ses vagues généreuses et des plongeurs pour son sanctuaire marin, compte sur lui pour faire revenir les touristes.

Le corail préservé

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Chaminda est propriétaire du centre de plongée Poseidon. Il compte sur la mer pour faire revenir les touristes...

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Un pays attachant

Un pays attachant

"Les gens sont très sympathiques. Ils vous donnent tout. Ils sont là pour vous aider, pour vous apprendre. Ce sont des gens vraiment très gentils. Ils cherchent à communiquer, à nous connaître et nous aussi, on cherche à les connaître. Il faut absolument que les touristes reviennent au Sri Lanka. Ils ont besoin de nous pour vivre."

Christiane, touriste française à Hikkaduwa.

'On a envie de les aider...'

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Originaires de Bazas en Gironde, Christiane et Tony Claveria ont décidé de venir passer des vacances au Sri Lanka. Nous les avons rencontrés à Hikkaduwa...

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Des vacances utiles

Des vacances utiles

"C’est vrai. Ce n’est peut-être pas très bien de s’asseoir là et de siroter son coca à côté des maisons détruites et des abris en bois. Mais je pense que si vous venez passer vos vacances ici aujourd’hui, c’est aussi une façon d’aider la population. Les gens vivent du tourisme et si les touristes restent chez eux, ça sera terrible pour eux."

Tamara, touriste allemande à Hikkaduwa.

Voir et témoigner

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Tamara et son mari Karl viennent de Munich, en Allemagne. Pour eux, il est très important que les touristes continuent de venir à Sri Lanka...

Un investissement direct

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En passant ses vacances à Sri Lanka, Karl à l’impression d’être utile…

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Une sérénité précaire

Une sérénité précaire

Si les professionnels du secteur touristique s’accordent à dire qu’il n’y aura plus de tsunami de si tôt, une autre menace les préoccupe aujourd’hui. Tous savent en effet que le retour des touristes dépendra aussi du maintien de la paix dans le pays. Une paix fragile, mise à mal ces derniers temps par la recrudescence des tensions avec la rébellion tamoule, en lutte pour l'autonomie du Nord-Est de l'île. Dans cette région, au moins 18 soldats sri lankais sont morts dans des attaques depuis le 4 décembre. Une flambée de violence qui laisse craindre une reprise de la guerre civile, après plus de trois années d'une trêve précaire.

Le plus important : la paix

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Ranje est guide touristique indépendant à Sri Lanka. Pour lui, pas de doute, le tsunami n'empêchera pas les touristes de revenir, du moment que le pays reste sûr...

Crainte d'un tsunami politique

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Nelson tient un hôtel/restaurant à Hikkaduwa. Il craint que l'instabilité politique du pays ne mène à une nouvelle guerre civile avec les Tamouls...

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Déclics

Jamais sans mon  tuck tuck

Jamais sans mon tuck tuck

Jamais sans mon tuck tuck

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Sur la place principale

Sur la place principale

Sur la place principale

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Au port des Catamarans

Au port des Catamarans

Au port des Catamarans

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Poisson frais

Poisson frais

Poisson frais

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Jour de marché

Jour de marché

Jour de marché

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Les travaux continuent

Les travaux continuent

Les travaux continuent

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La récré au milieu des ruines

La récré au milieu des ruines

La récré au milieu des ruines

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'C'était le 26 décembre dernier, à 9h20 du matin'

'C'était le 26 décembre dernier, à 9h20 du matin'

'Je leur ai crié de s'enfuir...'

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Propriétaire du Mama's Hôtel/Restaurant, Nelson fait partie, avec sa famille, des rescapés du tsunami. Récit d'une tragédie... (en anglais)

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'Je n'oublierai jamais...'

'Je n'oublierai jamais...'

'Je n'oublierai jamais...'

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Bernd Laüfer vit à Hambourg, en Allemagne. Le matin du 26 décembre 2005, sa femme et lui étaient sur la plage d'Hikkaduwa... (en anglais)

'C'est important de revenir'

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Avec son mari, Gisela Laüfer revient sur les lieux aujourd'hui. Une manière pour elle de surmonter son traumatisme... (en anglais)

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'Maintenant, ça va...'

'Maintenant, ça va...'

'Horrible souvenir...'

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Chaminda est propriétaire du New Imperial Hotel, à Hikkaduwa. Le jour du tsunami, il rentre chez lui à 5h30 du matin. Et quatre heure plus tard...

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Journal du tsunami

Journal du tsunami

Un livre témoignage de la vie au Sri Lanka, de ces villages qui s'organisent jour après jour suite au tsunami, et de l'action de Green Hope, association créée peu de temps avant le tsunami, dans le souci d’offrir l’égalité des chances dans la scolarité aux enfants des familles les plus démunies de la côte sud-ouest du Sri Lanka, autour d’Hikkaduwa.

Une histoire de solidarité

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Le journal du tsunami, c'est l'histoire d'un formidable élan de solidarité, qui a permis de redonner l'espoir. Quentin, président de Green Hope...

Une oeuvre collective

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Le journal du tsunami retrace l'aventure humaine et solidaire de centaines de personnes. Pierre, co-fondateur de Green Hope...

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Vu de France

Vu de France

Pour commémorer le premier anniversaire du tsunami, l’ambassade du Sri Lanka en France organise une cérémonie religieuse au théâtre de Neuilly sur Seine, 167 avenue Charles de Gaulle, le 26 décembre 2005 de 17h30 à 18h30.
Une cérémonie à laquelle participera un dignitaire religieux des quatre principales religions de Sri Lanka, soit le Bouddhisme, l’Hindouisme, l’Islam et le Christianisme, afin de procéder aux prières.
Une cérémonie ouverte à tous et tout particulièrement à ceux qui ont perdu leurs proches dans cette catastrophe.

Photo ci-contre : Chitranganee Wagiswara, Ambassadrice du Sri Lanka en France.

Le mot de l'Ambassadrice

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Chitranganee Wagiswara, Ambassadrice du Sri Lanka en France...

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Liens

Crédits

  • Reportages: Célia Quilleret, Eric Chaverou, Caroline Caldier et Cécile Mimaut.
  • Conception, réalisation: Romain Vallée
  • Carte: Intercarto
  • Merci à l'association Green Hope
Ce site a été nominé au Prix Europa
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